Vie affective et sexuelle

  • Accompagnement et aide sociale facultative

     L'APF appelle à témoignage

    Depuis quelques années, certains Conseils généraux demandent aux usagers d’un SAVS ou d’un SAMSAH de constituer un dossier d’aide sociale voire de contribuer financièrement à leur accompagnement.

     Considérant que cette pratique est contraire à la logique de compensation qui guide l’intervention des SAVS et SAMSAH, l’APF a décidé dès 2008 de faire trancher la question par le juge administratif et d’aller jusqu’en Conseil d’État.

    De la réponse du Conseil d’État  aux trois pourvois formés par l’APF, il résulte que nous devons conclure que le financement de l’accompagnement par un SAVS ou par un SAMSAH relève de l’aide sociale facultative.

    Considérant qu’on ne pouvait en rester là, l’APF, a adressé mi-décembre un courrier signé par les portes paroles du Comité d’entente au Ministère des affaires sociales et au Secrétariat d’État chargé des personnes handicapées, afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la situation des usagers des SAVS et des SAMSAH et demander une modification réglementaire.

    Si vous avez vécu, ou vivez  cette situation dans votre département, nous vous invitons à faire remonter votre témoignage sur la boite mail dédiée de notre association : ddos.servicejuridique@apf.asso.fr

     

  • Handicap et sexualite (suite)

    Samedi, sous le titre handicap et sexualité, nous vous invitions à regarder France Ô. Rapidement nous avons reçu deux commentaires :

    Celui d’une maman : Direct

    Très beau reportage !!! A voir absolument

    Et celui d’un papa : Beaucoup plus nuancé

    Après avoir lu votre billet sur le Blog, j’ai décidé, malgré le beau temps, de m’installer devant la télévision pour regarder sur France Ô : « Scarlett road », le film que signaliez.

    Il s’agit comme vous l’indiquiez, du portrait de Rachel, une travailleuse du sexe, en NSW /Australie où le métier est reconnu.

    Rachel, défend sans ambigüité à travers le monde le droit à la sexualité pour les personnes handicapées. Mais au bout du compte, au prétexte de ladiscrimination dont sont victimes, les personnes handicapées comme les travailleurs du sexe, ne défend-elle pas un peu trop son métier ?

    Pour nous, parents, les choses sont différentes, nous ne menons pas un combat pour ou contre la prostitution, nous demandons que soit créé  et reconnu le  métier d’assistant sexuel, comme en Suisse par exemple en précisant bien que l’assistant n’est pas forcément le partenaire. Le sexe n’est pas toujours comme il est dit dans le film « une expression humaine basique ».

    Certes, l’émotion de la maman qui prépare la chambre pour la première relation de son fils est touchante et il en serait peut-être de même pour beaucoup d’entre nous, à noter que le papa parait moins ravi.

    C’est agréable, presque léger, mais on passe à coté de trop de choses, nos filles par exemple sont totalement oubliées, n’auraient elles pas droit elles aussi à une vie affective et sexuelle ?

    Au bout du compte, je m’interroge : N’aurais- je pas mieux fait d’aller me promener au soleil ? – Même si ce reportage est assurément un moteur de réflexion.

    Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

  • A la télé dimanche : Handicap et Sexualité

     Dimanche 2 février sur France ô à 15h10

    Regardez le documentaire « Scarlett road » de Catherine Scott

    Vous pourrez découvrir le portrait d’une travailleuse du sexe, Rachel, qui défend le droit à la sexualité pour les personnes handicapées.  

    L’une des séquences  clés de ce documentaire, montre Mark, atteint d’infirmité motrice cérébrale, embrassé et caressé par une travailleuse du sexe. 

    Ce documentaire réuni deux mondes : prostituées et handicapés, qui ont des choses à se dire en matière de stigmatisation. 

    Rachel travaille à Sydney ou la prostitution est légale.  Elle milite dans une association qui se charge de mettre en contact des personnes handicapées et des travailleuses du sexe. 

    Denise tient le standard de l’association. Elle est, elle même handicapée. 

    Alors que l’assistance sexuelle est autorisée en Suisse, en Belgique, au Danemark, au Pays-Bas, en Autriche, en Italie ou en Allemagne, la pratique n’est pas légale en France. 

    Deux films ont récemment abordé la sexualité des personnes handicapées : « Hasta la vista et The sessions ». 

    Ce reportage est assurément un moteur de réflexion.