18 février 2013

Scolarité

Le centre d’analyse stratégique a effectué une étude comparative entre les pays européens sur l’inclusion scolaire afin d’apporter des propositions pour améliorer l’accompagnement de nos enfants.

En France, la scolarisation des enfants handicapés a augmenté de 30% entre 2005 et 2011 avec un budget de 1.3 milliards d’euros. La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées pose comme principe que tout enfant handicapé a vocation à suivre une scolarité « ordinaire ».

Depuis plus de 20 ans, les pays de l’OCDE se sont engagés dans le processus d’inclusion scolaire mais sans avoir mis en commun leurs pratiques et nous pouvons ainsi observer des disparités.

Le Royaume-Uni, l’Italie et la France sont les reflets des autres pays dans ces pratiques divergentes en matière d’inclusion. Si la plupart des pays ont adopté le modèle du plan personnalisé pour l’évaluation et l’orientation des enfants handicapés, la France se distingue en confiant l’élaboration de ce projet éducatif à un organisme extérieur à l’éducation nationale, la MDPH. L’étude du centre d’analyse stratégique montre que l’efficacité de cette pratique est limitée et il convient donc de repenser l’élaboration de ce plan personnalisé en associant l’établissement pour le projet éducatif et la MDPH pour les parties orientation et soins.

En Italie, ce plan personnalisé est élaboré par l’enseignant de soutien alors qu’au Royaume-Uni celui-ci incombe à un coordinateur spécial dans chaque école.

De plus, l’accompagnement des enseignants dans la scolarisation des enfants handicapés est tout aussi différent. Ainsi, la France, l’Italie et le Royaume-Uni ont su développer des métiers d’appui mais la aussi avec des disparités dans les compétences requises. L’Italie accompagne les enfants par de vrais enseignants spécialisés alors qu’au Royaume-Uni, le niveau de ce personnel est globalement faible tout comme en France ou il y a de plus une certaine précarité et une absence de formation. Il parait donc nécessaire comme le souligne le centre d’analyse stratégique de renforcer la formation initiale et continue des AVS mais aussi celle des enseignants par un socle d’exigences sur la formation au handicap.

Enfin, un autre point à améliorer est le suivi des élèves handicapés car pour le moment seul le nombre croissant d’enfants scolarisés est pris en compte sans mettre en relation le niveau atteint.

Vous avez la possibilité de consulter l’intégralité de la note d’analyse en tapant l’adresse suivante : http://www.strategie.gouv.fr/content/scolarisation-enfant...

 

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