Aidants familiaux

  • Du baluchonnage au relayage - projet de loi

       

     C’est aujourd’hui presque un lieu commun de dire que l’aidant est un acteur incontournable du soutien à domicile. Les proches aidants sont souvent mis à l’épreuve. Le rôle de l’aidant est difficile, souvent anxiogène. Il est constamment renvoyé à ses difficultés : la fatigue, le manque de temps, la souffrance de l’aidé, le manque de loisir, l’isolement,…

    Un projet de loi en cours, s’attache au répit des aidants familiaux.

    Il imagine un dispositif de répit continu à domicile : le relayage. Il permettrait                          à un professionnel volontaire de remplacer un aidant à domicile plusieurs jours d'affilée. En fait, et pour des questions juridiques,  il s’agit de l’appellation française du baluchonnage.

    Le projet plutôt pour l’instant envisagé sous forme d’expérimentation ne devrait pas limiter le relayage au domicile. Les relayeurs pourraient aussi intervenir lors des séjours de répit aidants-aidés.

  • La reconnaissance des aidants

    Notre association l’APF communique :

    L’APF soutient la proposition de loi pour  la reconnaissance sociale des aidants

     

    L’APF salue et soutient la proposition de loi visant à apporter une reconnaissance sociale aux 8,3 millions de proches aidants en France. Cette proposition répond aux principales demandes de l’association concernant le congé proche aidant : son indemnisation et  sa durée d’un an rendue possible pour chaque personne aidée. Cette proposition de loi, rejetée par la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, sera discutée en Séance plénière le 8 mars prochain.  L’APF demande aux parlementaires de s’engager en faveur de cette proposition de loi, basée sur la solidarité nationale et qui aidera les aidants à concilier leur vie professionnelle avec l’aide apportée à un proche. 

     

    L’APF soutient cette proposition de loi qui apporte une vraie réponse aux besoins des proches aidants. En effet, un glissement s’observe depuis plusieurs années de la solidarité nationale vers la solidarité individuelle avec, notamment les lois sur le don entre collègues de jours de RTT ou de jours de congés non pris. Ces lois créent des inégalités entre salariés, que ce soit en raison de la taille de l’entreprise ou des durées différentes de congés, et font craindre une résurgence de la charité au détriment des droits des personnes !

     

    A contrario, cette proposition de loi sur la reconnaissance sociale des aidants n’est pas aléatoire et s’adresse à tous les aidants salariés.  En proposant d’indemniser le congé de proche aidant, elle facilite le maintien d’une vie professionnelle sans faire dépendre les aidants de la générosité de leurs collègues (47% des aidants occupent un emploi et seuls 8% ont recours aux congés existants). En outre, elle prend en compte le fait que dans une vie on puisse être un temps aidant de son enfant ou de son conjoint puis de son parent, et ne limite pas ce congé à un an sur l’ensemble d’une carrière professionnelle, mais à un an par personne aidée. 

     

    Alors que cette proposition de loi sera discutée le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, l’APF tient à souligner que les proches aidants qui sont contraints de cesser leur activité professionnelle pour accompagner une personne dépendante, sont majoritairement des femmes.  La solidarité nationale doit leur permettre de maintenir leur vie professionnelle, ce qui passe par l’indemnisation du congé, même si cela ne doit pas faire oublier la nécessité de développer une aide professionnelle de qualité pour toutes les personnes en situation de handicap.

     

    L’APF attend donc des députés une mobilisation pour permettre aux millions d’aidants de concilier leur vie professionnelle avec l’aide apportée à un proche.

  • La CSG pour les aidants : C'est fini

    Avec les aidants familiaux les parents ont obtenu gain de cause. La hausse d’1,7 point de la CSG, l’an prochain, sera neutre pour ceux dédommagés au titre de la prestation de compensation du handicap (PCH). Ils gagneront même un – tout petit – peu de pouvoir d’achat, sauf cas particuliers.

    Lire l’article de Faire - Face : http://www.faire-face.fr/2017/11/30/hausse-csg-aidants-2/

     

    Et dans un tout autre domaine : 

     SCOLARITÉ : Lorsque la CDAPH prend une décision de scolarisation d’un enfant dans le cadre du dispositif ULIS, le rectorat de l’académie doit mobiliser l’ensemble des moyens dont il dispose pour appliquer cette décision. Le juge des référés a qualifié l’inapplication de la décision de la CDAPH par le rectorat d’atteinte grave et manifestement illégale au droit pour tout enfant de bénéficier d’une scolarité adaptée à sa santé.

    Source : ordonnance du juge administratif des référés n°1707537 du 28 septembre 2017