13 novembre 2015

Premiers résultats de l'enquête

Être aidant et travailler"

Premiers résultats de l’enquête effectuée par le Groupe Macif, l’UNAF, l’université Paris-Descartes et la Sorbonne Paris –Cité.

Cette enquête, qui visait à mieux appréhender les besoins des aidants exerçant une activité professionnelle, souligne qu’il est nécessaire de trouver de nouvelles pistes pour améliorer les conditions de conciliation entre emploi et aide.

 

Quelques chiffres extraits du rapport ex abrupto : ( Pdf, 19 pages. )

  • 15% de la population active est aidant.
  • Il s’agit plutôt de jeunes femmes,
  • L’aide est apportée pour 25% à des enfants.
  • Dans certains cas le travail apparait comme un répit
  • Souvent les aidants « prennent sur eux »
  • L’’aide n’est certainement pas sans conséquences sur l’état de santé des aidants.

Source : http://www.aveclesaidants.fr/wp-content/uploads/2015/10/r...

 

10 novembre 2015

les aidants familiaux passent à la télé (suite)

Il n’est pas trop tard !

Non il n’est pas trop tard, si vous n’avez pas pu regarder l’émission « Enquête de santé » que nous vous conseillions dès le 2 novembre le « Replay » est encore disponible sur : http://pluzz.francetv.fr/videos/enquete_de_sante_,130389707.html

Une émission qui au travers d’exemples suivis d’un débat dit tout ou presque tout sur les aidants familiaux.

Tout ? – Oui :

  • Les non initiés y découvrent témoignages à l’appui ce qu’est la vie d’un aidant.
  • Les aidants
    • Peuvent s’y reconnaître
    • Trouver des mots pour définir et expliquer ce qu’ils vivent et ressentent au quotidien.
    • Prendre conscience de ce qu’ils risquent par ignorance ou parce qu’ils ne veulent ni le voir ni le savoir. 

Souhaitons, même si pour « comprendre ce quotidien il faut le vivre », que les téléspectateurs aient été suffisamment nombreux pour que cette émission contribue à changer le regard de la société sur les aidants. L’aidant n’est pas que l’ombre de l’aidé !

Mais pour nous parents, au-delà de ces bravos que restera t’il de cette émission ?

Peut- être un sentiment de frustration, car même si la représentante des familles s’est appliquée à souligner la différence entre l’aidant d’un enfant et l’aidant d’un adulte, qui plus est vieillissant, tout le monde n’aura peut-être pas ressenti que les aidants auprès des enfants s’inscrivent dans une démarche de progrès. L’horizon est différent de celui offert aux personnes vieillissantes..

Souvenons-nous quand même de ces bribes de conclusion :

  • « C’est dans le collectif que l’on trouve les solutions ». Ne restez pas seuls
  • L’aidant ne saurait-être l’alpha et l’oméga de la politique d’accompagnement ».

A vos commentaires, nous les attendons ?

27 octobre 2015

Congé de présence familiale

Communiqué : Si vous êtes abonnés au BIP (version électronique), veuillez nous excuser du retard pris dans sa distribution. Nous nous appliquons à régler au plus tôt ce dysfonctionnement. La version papier a pu être acheminée normalement. Si vous avez constaté une anomalie, merci de nous la signaler.

le GNP

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Un congé de présence familiale

Le 6 octobre a eu lieu la 5éme journée des Aidants Familiaux, une initiative du gouvernement français afin de saluer l’engagement des personnes aidant un proche, malade, en situation de handicap ou âgé dépendant. Une reconnaissance dont se félicite le Collectif Inter-Associatif des Aidants Familiaux* (CIAFF) qui toutefois  attend aujourd’hui une reconsidération du statut des Aidants Familiaux et notamment la création d’un congé de présence familiale ! 

Sur les 8,3 millions d’aidants familiaux en France, 4 millions sont actuellement en activité et une grande majorité de ces aidants rencontre d’importantes difficultés à concilier vie familiale et vie professionnelle. Aider un proche peut avoir des conséquences importantes sur la carrière et peut notamment se solder par un renoncement à l’activité professionnelle faute de dispositifs adaptés (aménagement du temps de travail, congés...)

A ce jour, le Code du travail prévoit trois congés permettant de suspendre ou de réduire temporairement l’activité professionnelle afin de s’occuper d’un proche. Cependant ces dispositifs sont trop restrictifs, peu flexibles, faiblement voire pas du tout indemnisés, et ne répondent pas à la diversité des besoins des aidants familiaux. Qui plus est, ils créent des inégalités entre les aidants en fonction de l’origine de la dépendance et de l’âge de l’aidé ainsi que des liens de parenté.

C’est pourquoi le CIAAF revendique la création d’un congé unique : le congé de présence familiale.

Pour rendre moins difficile la vie des aidants, le CIAAF revendique un congé de présence familiale qui remplacerait les trois congés existants afin d’accompagner une personne dépendante quelle que soit la cause de la perte d’autonomie, de la situation de handicap, de la maladie et l’âge de la personne aidée.

Ce congé comprendrait :

  • Une indemnité au moins équivalente à l’allocation journalière de présence parentale
  • Une durée de 3 ans fractionnable sur l’ensemble de la carrière
  • Un maintien des droits à la retraite sans condition de ressources

Conclusion : pour le CIAAF, cette journée nationale doit non seulement être l’occasion de faire connaitre les réalités des aidants familiaux mais aussi de leur permettre de continuer à assurer ce rôle dans les meilleures conditions possibles. Le congé de présence familiale serait une étape en ce sens.

* l'APF est membre du CIAFF