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  • Création de places en établissement dans l'Hérault ?

    Communiqué de presse

     Ségolène Neuville a annoncé la création de 63 places destinées à l’accompagnement des enfants en situations critiques dans le département de l’Hérault

    Dans le cadre du dispositif « situations critiques » mis en place à travers la diffusion d’une circulaire instaurant la remontée automatique au niveau national du nombre de personnes handicapées en situations critiques et dans le droit fil de la mise en œuvre du rapport « zéro sans solution » confié à Marie-Sophie Desaulle, Ségolène Neuville a demandé à l’Agence Régionale de la Santé du Languedoc-Roussillon de travailler avec la Maison Départementale des Personnes Handicapées de l’Hérault, les associations ainsi que les familles sur des créations de places pour enfants handicapés. En effet, le Languedoc-Roussillon et singulièrement le département de l’Hérault connaissent un retard en termes d’offre d’accueil et d’accompagnement. Ce retard - historique- conjugué à la pression démographique récente et à l’amélioration du dépistage ont retardé le rattrapage. Ainsi, dans l’Hérault, 93 enfants ont été déclarés en situation critique. Plus de la moitié de ces enfants sont atteints de troubles du spectre autistiques. Pour réaliser ce rattrapage, l’ARS Languedoc-Roussillon a retravaillé en totalité sa programmation pluriannuelle sur le secteur afin de dégager le maximum de moyens pour ouvrir le plus de places possibles. Cette décision est inédite à deux titres. Les moyens dégagés sont exceptionnels : 3,8 millions d’euros dont 1,23 millions notifiés par la secrétaire d’État au titre du 3ème Plan Autisme. Par ailleurs, pour répondre rapidement aux besoins des familles, elle se concrétise par des ouvertures de places dans des structures déjà existantes fléchées sur les enfants en situation critiques. Ségolène Neuville a déclaré : « Je remercie tous les acteurs qui ont œuvré collectivement à la création rapide, dès la rentrée 2015, de places pour accompagner 63 enfants en situation critique du département de l’Hérault. Au niveau national, la circulaire budgétaire 2015 demande à toutes les ARS de mettre en place des solutions pour répondre aux situations critiques. » 

    Source : www.social-sante.gouv.fr

  • FRANCE BLEU

    Quand les parents se mobilisent …

    Même s’il ne s’agit pas directement de leurs enfants handicapés, les parents savent se mobiliser avec notre association (APF) pour faire entendre la cause des personnes en situation de handicap.

    Dans le cas présent, Erik Liger, membre de notre groupe (GNP) parle de semi-séquestration pour dénoncer sur les ondes de France Bleu la situation de Madame C. qui depuis trois mois est bloquée dans son appartement parce que l’ascenseur est en panne.

    Retrouvez l’interview et l’article qui l’accompagne sur : http://www.francebleu.fr/infos/son-ascenseur-en-panne-une-handicapee-du-loiret-est-bloquee-depuis-trois-mois-dans-son-appartement-2516859

    Le report d’échéance de l’obligation d’accessibilité des établissements recevant du public a ruiné les espoirs des personnes à mobilité réduite, mais les difficultés que rencontrent ces personnes ne s’arrêtent pas là : La preuve

  • Action en groupe en matière de discrimination enfin un projet de loi !

    Extraits du texte de la proposition de loi (1699)

    instaurant une action de groupe en matière de discrimination et de lutte contre les inégalités.

     (Ndlr : Il est écrit qu’en termes d’inégalités en France, le constat est sévère. Dommage qu’il ne soit fait aucune allusion au handicap et à nos enfants, seules les origines et le sexe sont évoqués.)

    « Les proclamations solennelles condamnant les discriminations ont montré leur impuissance à mettre un terme aux inégalités structurelles qui persistent dans notre société. Si les causes sont nombreuses, l’impossibilité matérielle pour les victimes d’agir à l’encontre des fautifs se range parmi les plus importantes. Il est temps de doter notre dispositif juridique d’une procédure adaptée à la lutte contre les discriminations : une procédure autorisant plusieurs personnes victimes des mêmes inégalités à dénoncer ensemble et faire effectivement condamner en justice les structures coupables.

    Force est de constater que malgré ces proclamations solennelles, les discriminations persistent et leurs condamnations restent très largement des vœux pieux… près de la moitié des personnes ayant vécu une discrimination n’engagent aucune action

    Ces discriminations sont le fait des structures davantage que des personnalités. Les inégalités sont un problème systémique et non individuel. Ce ne sont pas quelques comportements isolés qui sont visés par la proposition de loi, mais les discriminations systémiques. Cette proposition de loi n’a pas pour objet les prises de position individuelles, dont chacun répond déjà devant la justice. Elle veut responsabiliser, inciter, et si nécessaire contraindre les structures à instaurer davantage d’équité dans leur sein, en suscitant une incitation majeure en faveur de cette équité.

    L’action de groupe est le meilleur moyen de répondre à ces objectifs.

    Plutôt que d’inscrire une nouvelle série de règles qui imposent un surcoût inutile aux structures déjà vertueuses, la proposition de loi permettra l’indemnisation des personnes discriminées en faisant peser ce coût sur les fautifs avérés uniquement.

    L’action de groupe accroît le taux de réponse judiciaire des victimes en réduisant les coûts financiers, qui sont mutualisés. Elle accroît en outre le taux de réussite judiciaire, en facilitant la preuve des faits discriminatoires du fait du grand nombre de cas similaires présentés au même juge.

    (Ndlr : faut-il regretter l’apparente impossibilité d’action dans l’urgence, si ce n’est en intégrant une association qui a l’antériorité de 5 ans exposée ci après ?)

    Toute association régulièrement déclarée depuis au moins cinq ans à la date des faits et se proposant par ses statuts de lutter contre les discriminations, ainsi que toute organisation syndicale représentative … peut agir respectivement, soit devant la juridiction définie à l’article 15, soit devant les conseils de prud’hommes afin d’obtenir la réparation des préjudices individuels subis par des personnes placées dans une situation comparable et ayant pour cause une discrimination directe ou indirecte … imputable aux personnes physiques ou morales. »

    www.assemblee-nationale.fr