23 janvier 2012

Histoire vraie de maltraitance insidieuse

Voilà quelques jours, un salarié d'une association d'aide à domicile n'a pas pu prendre son service et l'association en charge de la prestation n'a apporté aucune solution immédiate. Finalement, après de nombreux appels téléphoniques, le service a été assuré mais à 11 heures seulement au lieu de 8 h.

Conséquences : un rendez vous médical raté, reporté de plusieurs semaines et une attente « inconfortable » pour une personne clouée au lit.

L'APF s'est émue de cette situation rapportée par un adhérent et a rencontré d'autres associations, (AFM, APAJH, ADIMC) pour faire un point sur l'accompagnement mis en place par les services à la personne. Il s'avère que de nombreuses « négligences » sont constatées depuis plusieurs mois. Ainsi on recense :

  • des oublis : l'auxiliaire de vie ne vient pas faire le travail prévu
  • des retards non justifiés
  • des modifications de planning sans consultation de l'usager
  • une rotation incessante des personnels : il faut ré expliquer les tâches à accomplir
  • un recours à des stagiaires sans que les usagers soient prévenus
  • manque de formation des néo recrutés
  • horaires d'intervention inadaptés au projet de vie de la personne
  • etc...

Les personnels de leur côté semblent de la même façon souffrir de cet état de fait : planning très serré, interventions auprès de personnes différentes chaque jour, manque de formation, rémunération insuffisante, stress au travail avec pour conséquence un turn-over important.

La dégradation des prestations de service à la personne est trop souvent source de maltraitance et  devient  insupportable pour les usagers. Un constat ne suffit plus, des réactions s'imposent.

Louis Le Guern