09 septembre 2008

Droit à la scolarisation

Droit à la scolarisation :

restons vigilants !

Bonjour à tous,

Où en sommes-nous depuis la mise en place de la loi de 2005 sur le droit à l’inscription de l’enfant en situation de handicap dans l’école la plus proche du domicile – et ce, quel que soit son lieu effectif de scolarisation ? Une démarche de scolarisation est d’autant plus importante qu’elle symbolise la citoyenneté de l’enfant dans sa ville d’origine.

Restons vigilants, encore trop de parents sont mal ou peu informés sur leurs droits et ceux de leur enfant.


Après avoir échangé avec des parents, il apparaît que certains d’entre eux ne savent pas à qui, ni où s’adresser pour établir le plan personnalisé de scolarisation (PPS) de leur enfant et qu’aucune information sur l’existence et le rôle de l’enseignant référent de leur circonscription ne leur a été communiquée. Il est pourtant indispensable pour les parents de connaître ce dispositif, réelle évaluation des besoins de l’enfant, ainsi que la possibilité d’obtenir le soutien de l’équipe pluri-disciplinaire afin obtenir les moyens matériel et humain nécessaires à l’élève.
De plus, les parents d’enfant en situation de handicap sont les partenaires incontournables : ils sont réellement en mesure d’exprimer les
besoins de leur enfant, de les faire connaître et de formuler des propositions pour aller de l’avant. Et l’on a trop tendance à les oublier...


Conseils aux familles :
Renseignez-vous auprès de l’inspection académique de votre département ou arrondissement, à la MDPH ou au directeur de l’école de
votre quartier ou ville ou de la structure d’accueil de votre enfant pour obtenir le nom et le numéro de téléphone de l’enseignant de
référence.

En ce qui concerne l’accompagnement des élèves par les auxiliaires de vie scolaire (AVS) : la loi est généreuse dans ses intentions, mais je
m’interroge sur l’absence de formation et d’accompagnement des enseignants. Mais quels sont les moyens mis en place par l’Education
nationale ? Autre inquiétude, la précarité des auxiliaires de vie scolaire affectées à l’aide aux élèves : « Ce dispositif reste du bricolage,
l’accompagnement qui représente un millième du budget de l’Education nationale, n’est pas conçu comme un métier pérenne et
qualifié alors qu’il devrait l’être. » La fonction de l’AVS nécessiterait une formation plus approfondie que les quelques heures proposées
actuellement et qui traduisent une régression par rapport aux AVS associatifs d’avant 2005.
On me demande souvent pourquoi les parents d’enfant handicapé souhaitent mettre leur enfant à l’école de quartier alors que des
structures spécialisées existent ?
A ceux-là, je réponds que nos enfants sont des citoyens à part entière et qu’ils ont les mêmes droits que les autres :
- l’apprentissage scolaire
- les activités péri-scolaires
- la garderie, la cantine et le centre de loisirs.

Nos enfants, comme tous les enfants, ont besoin de vivre avec les autres, pour partager, échanger, s’enrichir et se connaître.
Je terminerai en affirmant qu’il faut absolument développer la culture de la coopération et du partenariat.


A bientôt,


Christelle Deschepper, coordinatrice GNP

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