29 avril 2013

Pôle emploi...COUPABLE!

Pôle emploi coupable de « discrimination par association » envers une mère d’enfant handicapé

Faut-il pleurer ? Faut-il en rire ? - Je n’ai pas le cœur à le dire …. (Jean Ferrat) Effectivement, que faut-il penser de cette condamnation ?  

Qui oserait penser, alors que l’on parle communément d’inclusion qu’une maman ait pu se voir refuser  le statut de demandeuse d’emploi parce que ses deux enfants autistes ne lui laissaient pas la disponibilité nécessaire pour répondre positivement à une éventuelle offre d’emploi ? C’est pourtant bien ce qui s’est passé pour cette maman, la privant ainsi de toute indemnité. Quelle honte !

Mais la maman a saisi de l’affaire le défenseur des droits et 2 ans après son rejet, elle a enfin été entendue : « Le refus d'inscription sur la liste des demandeurs d'emploi  qui lui a été opposé peut être considéré comme constitutif d'une discrimination par association, fondée sur le handicap de ses enfants". Pôle emploi est aujourd’hui sommé de procéder à son inscription rétroactive et à l'indemniser pour le préjudice moral à hauteur de 3.000 euros.

Même s’il ne s’agit que d’une piètre consolation, voyons là une avancée face à la discrimination envers nos enfants et leur famille.

Faut-il pleurer ? Faut-il en rire ? Appliquons nous surtout à y voir un exemple pour éviter que cela se reproduise.

Néanmoins, il ne s’agit là que d’une victoire individuelle, et trop de situations sont passées sous silence. Organismes de tout poil, privés ou publics, nous avons là la preuve que vos avis ne sont plus incontestables, la famille et le handicap sont à respecter !

Parents d’enfants en situation de handicap n’hésitez plus à faire entendre haut et fort ce que l’on vous oppose à voix basse et parfois à tort.

N’hésitez pas à solliciter le défenseur des droits, soit directement en la personne de Dominique Baudis par le biais d’une saisine sur Internet (formulaire sur https://formulaire.defenseurdesdroits.fr/defenseur/code/a... ; soit en rencontrant un de ses 450 délégué sur le territoire que vous pouvez localiser grâce au lien suivant : contacter-votre-delegue/trouver-votre-delegue

Le défenseur des droits est une instance que nous ne devons pas nous priver d’interpeler quand nos droits et ceux de nos enfants ne sont pas respectés.

 

25 avril 2013

Festival de Cannes

festival de cannes, fête du cinémaSi vous souhaitez vous rendre à un autre Festival à Cannes

L’Association des Paralysés de France avec le soutien de la ville de Cannes, le Conseil Général, le Conseil Régional, le célèbre réalisateur Georges Lautner et de nombreux partenaires, ont souhaité donner pour la quatrième année consécutive, une place d’honneur aux personnes handicapées.

Pour ce faire, ils profitent de la période du Festival de Cannes pour aborder, du 20 et le 24 mai 2013 le handicap à travers la réalisation cinématographique..

Ainsi, 32 courts-métrages d’une durée maximale de 26 minutes ont été réalisés sur le thème du handicap. Tous les handicaps sont abordés, qu’ils soient moteur, sensoriel ou mental.

Ces courts-métrages permettent d’expliquer ce qu’est le handicap et de comprendre comment les personnes concernées le vivent au quotidien.

Ce festival Entr’2 marches se déroulera dans la salle municipale, 45 rue Mimont à Cannes. La salle de projection est totalement accessible aux personnes à mobilité réduite. Elle est équipée d’une boucle magnétique, la plupart des films sont sous-titrés et un interprète en langue des signes sera présent à toutes les séances  pour faciliter le dialogue avec le public.

Chaque séance sera suivie d’un vote du public. Le jury sera présidé par Isabelle de Hertogh, comédienne Belge, qui joue le rôle de Claude dans le film « Hasta la vista ». Ce film sera d’ailleurs projeté le jeudi, hors compétition et sera suivi d’un débat sur la vie affective et sexuelle de personnes en situation de handicap.

Pour plus de renseignements : entr2marches.blogs.apf.asso.fr

21 avril 2013

Renouvellement de la protection juridique (suite)

De nombreux parents nous ont demandé des précisions sur un article précédemment publié en et portant sur : « les mesures de protection juridique : leurs renouvellements avant le 1er janvier 2014. »

Les parents, tuteurs ou curateurs familiaux s'interrogent pour savoir si le renouvellement de cette mesure les concerne. Oui, cela vous concerne !

En effet, toutes les mesures de protection prononcées avant l'entrée en vigueur de la réforme seront annulées au 1er janvier 2014 si elles n'ont pas été renouvelées.

Les dispositions de la réforme de la protection des majeurs s’appliquent uniformément à toutes les mesures prononcées avant ou après le 01.01.2009.

L’un des enjeux de la réforme est de mettre fin aux « mesures perpétuelles » dont les conséquences faisaient l’objet de critiques (rares rencontres avec le juge des tutelles, peu d’adaptation en fonction de l’évolution de l’état de santé de la personne…).

 Comment procéder ?

Afin de demander la révision de la mesure, les parents doivent, dans un premier temps prendre rendez-vous avec un médecin expert afin de faire rédiger un certificat médical circonstancié.

Le choix du médecin expert est fait à partir d’une liste qui peut être demandée à l’accueil du service Protection des Majeurs du Tribunal d’Instance.

Le coût est de 160 euros non remboursés par la sécurité sociale mais qui peut être pris en charge sur décision du juge des tutelles, pour les personnes n’ayant pas les moyens de payer cette somme.

Le certificat circonstancié doit ensuite être adressé au Juge des Tutelles avec un courrier sur lequel le n°RG doit être indiqué, demandant la révision de la mesure.