Vie quotidienne - Page 2

  • Handicap : Le marché des équipements d'occasion

    72r4qv9727.jpgOn n’en parle peut être pas assez mais il existe un marché d’occasion des équipements pour les personnes en situation de handicap. Une solution qui peut être intéressante et appréciable pour nos enfants qui grandissent et doivent souvent changer. Savez-vous qu’il existe sur le net des sites de vente et de petites annonces gratuites au service des personnes en situation de handicap ?

    A titre d’exemple : https://www.handi-occasion.com    ou http://www.handi-annonces.fr/  ou encore  http://www.handicap-info.fr/petites-annonces/ et bien d’autres.

    Toutefois reconnaissons que l’hygiène et la sécurité peuvent susciter quelques réticences. Pour les pallier des sites comme celui de la Fédération Envie  (http://www.envie.org/qui-sommes-nous-3/organisation/ annoncent des certifications qualité, sécurité et environnement.

    Reste une question qui n’est pas des moindres : le remboursement par la sécurité sociale. Pour le moment, n’est remboursé que ce qui figure sur la « liste LPPR » ce qui n’est pas le cas du matériel rénové. Or, sans financement, l’achat d’équipements est forcément limité. Toutefois, rien n’empêche les CPAM de conventionner localement avec Envie (citée plus haut) pour des aides précises. Ainsi, Envie Rennes a obtenu l’agrément de distributeur par la CPAM d’Ille-et-Vilaine,

    Par ailleurs rien n’interdit que la PCH ou l’AEEH, après étude des droits, finance du matériel de seconde main s’il est conforme et garanti*. Enfin, ici ou là, des contacts sont également pris avec des mutuelles pour envisager un partenariat.

    Ndlr : Il est clair qu’un financement généralisé de l’occasion ferait faire des économies aux financeurs. Mais à terme cela risquerait de créer des injustices. Pourquoi de l’occasion chez les uns et du neuf chez les autres ? – Une des solutions d’économies réside dans du matériel moins onéreux, mais ça, c’est faire fi du lobby des fabricants.

    *garantie : C’est là que le bas blesse

  • PCH et Fond de compensation

    prestation-de-compensation-du-handicap-pch.jpgUne proposition de loi a été déposée le 17 janvier dernier. Elle vise une amélioration de la prestation de compensation du handicap  (PCH).

    Même s’il elle ne fait aucun état de la création d’une PCH spécifique pour les enfants que nous réclamons depuis longtemps, nous ne pouvons que nous réjouir, puisque elle semble aller dans le bon sens avec :

    • un projet d’expérimentation sur 3 ans, visant à réduire en adaptant le fond de compensation du handicap (FDCH), le reste à charge des bénéficiaires de la PCH. Le FDCH a pour objectif de permettre aux personnes handicapées de faire face aux frais restant à leur charge après l’intervention de la PCH. Cette aide financière, complément des autres interventions légales et extra-légales, permet en principe que les frais (aménagement du logement, du véhicule, aides techniques...)  restant à la charge de la personne ne dépassent pas 10 % du revenu fiscal de référence du foyer fiscal dont elle dépend.
    • une suppression de la barrière d’âge à 75 ans dans l’accès à la PCH. (NDLR : Mais quand nos enfants seront concernés nous serons bien bien vieux et beaucoup de choses auront sans doute changé)
  • Placer les étrennes de nos enfants

    002Capture.JPGPlacer les étrennes de nos enfants :

    A l’occasion des fêtes de Noël et Jour de l’an vos enfants de moins de 18 ans en situation de handicap ou non ont peut être reçu quelque argent et il n’est pas impossible que vous souhaitiez profiter de cette occasion pour, indépendamment de toutes considérations liées au handicap, leur organiser un petit placement. Mais en qualité de mineurs à quoi ont-ils vraiment accès ?

    • Le livret A : le plus courant ; Plafonné à 22950 € il est cumulable avec tout autre placement. Les fonds sont disponibles à tout moment mais le taux de rémunération n’est actuellement que de 0,75%
    • Le  livret jeunes : pas avant 12 ans et jusqu’à 25 ans est limité à 1600 €, les fonds placés sont disponibles, mais soumis à autorisation avant 16 ans. Le taux est identique à celui du livret A
    • Le livret de développement durable et solidaire (LDDS) : Plafonné à 12000€ il est assez proche du livret A mais ne peut être ouvert que sous certaines conditions;
    • Le compte épargne logement (CEL)  ; Ne peut pas être cumulé avec un placement identique dans un autre établissement. Les fonds ne sont disponibles qu’au-delà de 300€ et le taux n’excède pas 0,50%. En revanche les sommes placées permettent d’accéder le cas échéant à un prêt habitat à taux réduit.
    • Le  plan d'épargne logement (PEL) : . Lui non plus ne peut pas être cumulé avec un placement identique dans un autre établissement. Il est limité à 61200€ qui restent disponibles mais ramènent le taux compris entre 1 et 2,5% à celui du CEL en cas de retrait dans les 2 premières années. Comme le CEL il peut offrir des conditions de prêt avantageuses.

    Dans tous les cas un mineur peut retirer de l’argent à compter de ses 12 ans sous réserve de l’accord de ses parents, et en pratique, pour un parent, retirer des fonds sur un livret ouvert au nom de son enfant mineur est possible à condition d'exercer l'autorité parentale sur le jeune épargnant.

    A noter enfin que la Loi de finances et loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 prévoit la création d'un prélèvement forfaitaire unique de 30% au titre de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux sur les revenus du capital, et de la hausse de la CSG de 1,7%.