Vie quotidienne - Page 2

  • Handicap et précarité

    "Trop d’impôt tue l’impôt ». C’est à un conseiller économique de l’ancien président américain Ronald Reagan, que l’on doit ces propos que nous pourrions nous approprier après les avoir très naïvement adaptés.

    Trop de journées nationales, mondiales, européennes ou internationales ne tuerait t’il pas l’efficacité attendue de ces journées ?

    precaritejpg7dcc-70c1a.jpgLe 17 octobre dernier était la Journée mondiale du refus de la misère, l’avez-vous remarqué ? Si oui : bravo, si non vous faites certainement partie d’une large majorité.

    Heureusement notre association APF France Handicap s’en est ému et a réagi dans la foulée du slogan de cette journée : « S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés. »

    Au GNP, avec l’APF France handicap nous proclamons que les personnes en situation de handicap ne doivent pas faire les frais de mesures économiques et budgétaires trop souvent injustes.

    Nous demandons aux gouvernants un engagement ambitieux afin que toutes les personnes en situation de handicap puissent vivre dignement et nous attendons du gouvernement qu’il s’engage véritablement pour lutter contre la précarité des personnes en situation de handicap avec comme objectif : zéro personne en situation de handicap sous le seuil de pauvreté !

    Toutes les personnes en situation de handicap dont nos enfants adultes de demain doivent pouvoir vivre dignement.

    Pour les plus âgés d’entre eux l’augmentation  annoncée de l’AAH à 900€ mensuels fin 2019 est une bonne nouvelle, malheureusement elle ne concernera pas l’ensemble des bénéficiaires et d’autres dispositions risquent de neutraliser cette revalorisation. 

  • Les sigles du handicap

    Le langage courant présente nos enfants handicapés comme des PSH.glossaire-2-300x222.jpg

    Ils peuvent très bien être en EEAP ou scolarisés en milieu ordinaires, bénéficiant peut être d’un AVS ou d’un AESH, AESHco CO, AESHi ou AESHm.

    Si le temps de sa scolarité est révolu vous en avez terminé l’AEEH et il perçoit maintenant l’AAH.

    Peut-être ira-t-il dans un ESAT, une EA ou une EI à moins qu’il puisse travailler en milieu ordinaire avec la RQTH. Dans ce dernier cas, il sera tenu chaque trimestre d’effectuer sa DTR.

    Que nous ayons connu l’IEM, l’IME ou l’IMP, parents nous sommes habitués des MDPH et des CDAPH, puisqu’il s’agit pour nous d’un passage obligé, ne serait ce que pour la PCH éventuellement assortie de l’aide d’un  SAVS, bien appréciable. 

    J’ignore si le GNP-APF France Handicap daignera publier ces quelques lignes qui n’ont ni queue ni tête et sont probablement incompréhensibles pour le commun des mortels. Mais j’aimerais qu’au nom d’un grand nombre d’entre nous, il remercie haut et fort l’INSHEA qui vient de publier un glossaire de sigles sur le handicap  et les besoins éducatifs particuliers (BEP).

    Pour y voir plus clair, faites comme moi, suivez le lien : Pdf, 6 pages. Il ne s’agit pas là d’une première puisque ce genre de mémo existait déjà, par exemple : https://glossaire.handicap.fr, mais il méritait quand même d’être signalé.

    Notez au passage que j’aurais très bien pu me lancer dans une diatribe contre tous ces sigles qui nous inondent au point de nous noyer. Je ne l’ai pas fait, dommage car là j’aurais mérité mon pseudo de : Papa ras le bol

  • La désinstitutionnalisation en filigrane

    Un article qui tombe à point,

    Parents et amis du GNP, bonjour

    S’il m’arrive de vous écrire c’est le plus souvent pour râler après tel ou tel dysfonctionnement susceptible de compliquer un peu plus la vie de nos enfants.

    Aujourd’hui, il n’en est rien.  En effet, à l’heure où vous officialisez le jour, le lieu et le thème de vos (nos) Journées Nationales de Parents je ne peux m’empêcher de vous inviter à lire un article paru dans IDEES - Le Monde – Été 2018 : 

    1*lzhZMVULSFMMEnITQMCYoA.jpegDans  cet hymne au courage des personnes handicapées, de leur famille et de leurs aidants Jean Claude Ameise et Catherine Vincent, tous deux médecins, après un constant réaliste de la situation, traitent sans le citer du sujet dont nous débattrons en  février. La désinstitutionnalisation présente en filigrane  y est comparable à l’Arlésienne de Bizet : au cœur du sujet  même si on ne la voit pas.

    Selon les auteurs qui citent le Comité consultatif national d’éthique : « Une société incapable de reconnaître la dignité et la souffrance de la personne, enfant, adolescent ou adulte, la plus vulnérable et la plus démunie, et qui la retranche de la collectivité en raison même de son extrême vulnérabilité, est une société qui perd son humanité. ». Par ailleurs, i semblerait qu’en Suède, le fait d’isoler une personne de la société en l’obligeant à vivre dans une institution soit considéré comme une privation de ses droits civiques – dont le droit de vivre avec les autres, parmi les autres.

    Si je peux me permettre un commentaire : il nous reste du chemin à parcourir, mais attention, ne partons quand même pas à l’aventure.

    En attendant de vous retrouver à Strasbourg au mois de février, je vous salue bien cordialement.

    Papa ras le bol (pas cette fois)