02 juillet 2011

Le marathon des examens !

Je souhaite partager avec vous quelques réflexions sur les aménagements proposés aux personnes en situation de handicap qui suivent un parcours scolaire ordinaire et qui sont de ce fait amener à passer des examens. Je pense notamment au Brevet  des collèges et au Baccalauréat.

Les textes en vigueur offrent des possibilités d'aménagement pour nos enfants, dont la possibilité de bénéficier d'un temps supplémentaire pour «  plancher » aux épreuves. Aménagement donc à priori louable car tenant compte de la lenteur dans le souci de l'égalité des chances. Concrètement cela se traduit, pour une épreuve de 4 heures par exemple, par un temps d'épreuve de 5 heures 20 dans le cas d'un tiers temps et par un temps d'épreuve de 6 heures dans le cadre d'un mi-temps supplémentaire. Et cet aménagement vaut pour chacune des épreuves.

De plus, il arrive fréquemment que dans le cadre du Brevet ou du Baccalauréat, les jeunes aient deux épreuves dans la journée. Imaginez les efforts considérables qu'il leur faudra déployer pour maintenir leur concentration sur des temps d'épreuves aussi longs, sans parler de la fatigue supplémentaire infligée. Il faut aussi signaler que du fait de ce temps supplémentaire les jeunes en situation de handicap ne bénéficieront pas du même  temps de repos et de pause déjeuner entre les épreuves que les autres  jeunes.

Je n'aborde pas ici les problèmes posés par l'absence d'aménagement d'ordre pédagogique qui peuvent grandement pénaliser certains jeunes notamment porteur de troubles dys et  par ailleurs tout à fait « au niveau » comme on aime à le dire dans le jargon éducation nationale. Je souhaite juste mettre en avant l'absurdité d'une situation résultant de la mise en place d'une règle paraissant à priori conserver l'égalité des chances entre les candidats. La réalité c'est, par exemple, une épreuve de comptabilité en Bac Pro d'une durée de13H30 passant à 19H30 pour le jeune, et pour son aide humaine s'il en a une ! Mais de quoi se plaint-on : il passerait l'agrégation, il lui faudrait amener son sac de couchage...

Le GNP

 

 

13 mai 2011

FORMATION

Une formation où votre expérience en tant qu'aidant familial est demandée.

L'association I=MC2 en partenariat avec l'Université Paris Descartes, l'INSHEA et l'IRTS Ile de France a créé une formation universitaire diplômante : Handidactique. Son objectif est de former des personnes possédant une expérience personnelle du handicap, ou des membres de leur famille (parents, conjoints, aidants), afin de leur permettre d'intervenir en tant que formateurs des professionnels du secteur médico-social ou d'intervenir en tant qu'experts de l'accompagnement. Cette interview de Richard Fernandez et José Puig présente ce cursus.

Vidéo de bloghandicap.com, la web tv du handicap, publiée le 15 mars 2011, 12 min.

http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoafzeIK.html


02 mai 2011

Conseil d'État

Le Conseil d'Etat reconnaît la responsabilité de l'Education Nationale pour l'accompagnement des enfants en situation de handicap sur les temps de cantine !

Dans la situation présente, le besoin d'accompagnement sur le temps de cantine avait bien été notifié et quantifié par la CDAPH. Il va donc falloir être vigilants sur ce point, puisque cette décision du Conseil d'Etat pourra alors faire jurisprudence !

« Le Conseil d'Etat adopte une conception extensive du droit à la scolarisation des enfants handicapés. Dans deux arrêts du 20 avril, il impose à l'Etat de financer les emplois d'assistants d'éducation occupant des fonctions d'auxiliaire de vie scolaire individualisé (AVS-i) pour l'ensemble de leurs interventions auprès d'enfants handicapés, y compris en dehors du temps scolaire. »

Source : TSA du 29 avril 2011.

Conseil d'État N° 345434

Conseil d'Etat n°345442