11 mars 2013

MDPH

Parents satisfaits :

OUI, mais toujours vigilants !

L’inquiétude et la mobilisation des associations ont été prises en compte par le gouvernement qui a retiré les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) du projet de loi sur la décentralisation. Pour le moment, les MDPH restent des GIP (Groupements d’intérêt public) dont les départements assurent la tutelle administrative et financière. Elles ne deviennent plus des services intégrés des départements. Avec l’association des paralysés de France (APF) nous saluons ce retrait mais avec elle nous appelons à « rester vigilants », car comme elle le souligne « le fonctionnement des MDPH présente toujours de nombreux dysfonctionnements et limites qu’il est nécessaire de traiter au plus vite ».

Depuis plusieurs mois, l’APF avec d’autres associations dénonce ce projet, « contraire à l’esprit de la loi handicap de 2005. Il aurait entraîné de façon certaine, « de grandes disparités de traitement entre les départements et aurait eu des conséquences désastreuses pour les personnes en situation de handicap » et par le fait nos enfants handicapés.

Mais l’APF reste attentive car la disposition peut être réintroduite par voie d’amendements et la question du fonctionnement des MDPH reste d’actualité, notamment avec la réforme de la dépendance à venir et les discussions autour des MDA (Maisons de l’Autonomie).

L’association poursuit donc sa mobilisation, au niveau national et départemental, pour conserver le modèle actuel de gouvernance des MDPH dans l’intérêt des personnes en situation de handicap et de leur famille pour que la réforme de la dépendance, à venir, prenne en compte tous les besoins et attentes de toutes les personnes en situation de handicap !

Le GNP/APF

 

04 mars 2013

Attribution de l'AAH

Ne désespérons pas,

mais restons vigilants

Malgré la question d’un député (Assemblée Nationale séance du 13/11/2012) sur l’attribution de l’AAH aux personnes qui ont un taux d’incapacité compris entre 50 et 79% et une restriction substantielle et durable d'accès à un emploi (RSDA)E du fait du handicap, rien ne semble devoir changer :

La décision prise par la CDAPH reste prise  pour une durée de un à deux ans. Ce qui n’enlève rien à la surcharge des MDPH et met les personnes concernées dans l’obligation de gérer de façon quasi permanente, un dossier de demande d'AAH avec la crainte d’une rupture de ressources si la MDPH se trouve dans l’incapacité de gérer le dossier en temps et en heure..

Néanmoins, l’intention reste louable, car ce mode de fonctionnement, même s’il induit une charge de travail supplémentaire pour les MDPH, est censé coller au plus près aux fluctuations de la réalité (perte d'emploi, accident, ruptures familiales, évolution du handicap …) et permettre d’assurer par le fait une prévention des ruptures. Certes il implique un réexamen régulier des droits, mais permet aussi d’éviter des prescriptions trop longues pouvant provoquer une éviction durable du monde du travail. Car la RSDAE peut être très fluctuante en fonction de nombreux facteurs, médicaux ou extérieurs, comme les moyens de compensation du handicap ou le contexte du marché de l'emploi.

Et puis, tout n’est pas perdu car : l'inspection générale des finances et celle des affaires sociales ont été chargées d'une mission relative à l'AAH. Elle permettra d'analyser, les pratiques des MDPH, la pertinence des référentiels et l'efficacité des outils et des formations mis à disposition des équipes pluridisciplinaires ainsi que les modalités d'appréciation de l'employabilité des personnes faisant une demande d'AAH et la mobilisation des dispositifs de formation et d'accompagnement.

Alors, ne la perdons pas de vue et attendons ses conclusions.

Bernard DUMAS : coordonnateur du GNP/APF

Pour en savoir plus : http://questions.assemblee-nationale.fr.

 

 

28 février 2013

Accessibilité

Il y a eu la loi de 1975 puis celle de 2005, des  amendements, des dérogations…

L’APF s’est beaucoup battu et se bat toujours pour l’accessibilité des bâtiments qui devrait être réalisée d’ici 2015.

Mais qu’en est-il des grues ?

Oui, des grues !

L’APF ne devrait-elle pas demander l’accessibilité des grues ?

Nos enfants en fauteuil roulant pourraient alors y grimper, aller passer 2 ou 3 jours sur la grue.

Toutes les télévisions et les radios seraient présentes pour relayer l’information et enfin, dans la semaine qui suit, les associations de personnes en situation de handicap seraient reçues par deux ministres du gouvernement.

Donc pour moi, une seule revendication : « Nous voulons l’accessibilité aux grues ! »

Mais mon irritation ne s’arrête pas là car dans le même journal télévisé (Télématin du 19.02.13) on nous parle de ce qui coute cher à la France et n’est pas toujours justifié : par exemple les chambres des aspirants gendarmes qui sont toutes aux normes handicapées alors que ces personnes doivent être en bonne santé, pour conclure que les « Normes handicapées coutent 20 milliards d’euros »…

 Un parent qui s’interroge sur l’info.