04 mars 2013

Attribution de l'AAH

Ne désespérons pas,

mais restons vigilants

Malgré la question d’un député (Assemblée Nationale séance du 13/11/2012) sur l’attribution de l’AAH aux personnes qui ont un taux d’incapacité compris entre 50 et 79% et une restriction substantielle et durable d'accès à un emploi (RSDA)E du fait du handicap, rien ne semble devoir changer :

La décision prise par la CDAPH reste prise  pour une durée de un à deux ans. Ce qui n’enlève rien à la surcharge des MDPH et met les personnes concernées dans l’obligation de gérer de façon quasi permanente, un dossier de demande d'AAH avec la crainte d’une rupture de ressources si la MDPH se trouve dans l’incapacité de gérer le dossier en temps et en heure..

Néanmoins, l’intention reste louable, car ce mode de fonctionnement, même s’il induit une charge de travail supplémentaire pour les MDPH, est censé coller au plus près aux fluctuations de la réalité (perte d'emploi, accident, ruptures familiales, évolution du handicap …) et permettre d’assurer par le fait une prévention des ruptures. Certes il implique un réexamen régulier des droits, mais permet aussi d’éviter des prescriptions trop longues pouvant provoquer une éviction durable du monde du travail. Car la RSDAE peut être très fluctuante en fonction de nombreux facteurs, médicaux ou extérieurs, comme les moyens de compensation du handicap ou le contexte du marché de l'emploi.

Et puis, tout n’est pas perdu car : l'inspection générale des finances et celle des affaires sociales ont été chargées d'une mission relative à l'AAH. Elle permettra d'analyser, les pratiques des MDPH, la pertinence des référentiels et l'efficacité des outils et des formations mis à disposition des équipes pluridisciplinaires ainsi que les modalités d'appréciation de l'employabilité des personnes faisant une demande d'AAH et la mobilisation des dispositifs de formation et d'accompagnement.

Alors, ne la perdons pas de vue et attendons ses conclusions.

Bernard DUMAS : coordonnateur du GNP/APF

Pour en savoir plus : http://questions.assemblee-nationale.fr.

 

 

28 février 2013

Accessibilité

Il y a eu la loi de 1975 puis celle de 2005, des  amendements, des dérogations…

L’APF s’est beaucoup battu et se bat toujours pour l’accessibilité des bâtiments qui devrait être réalisée d’ici 2015.

Mais qu’en est-il des grues ?

Oui, des grues !

L’APF ne devrait-elle pas demander l’accessibilité des grues ?

Nos enfants en fauteuil roulant pourraient alors y grimper, aller passer 2 ou 3 jours sur la grue.

Toutes les télévisions et les radios seraient présentes pour relayer l’information et enfin, dans la semaine qui suit, les associations de personnes en situation de handicap seraient reçues par deux ministres du gouvernement.

Donc pour moi, une seule revendication : « Nous voulons l’accessibilité aux grues ! »

Mais mon irritation ne s’arrête pas là car dans le même journal télévisé (Télématin du 19.02.13) on nous parle de ce qui coute cher à la France et n’est pas toujours justifié : par exemple les chambres des aspirants gendarmes qui sont toutes aux normes handicapées alors que ces personnes doivent être en bonne santé, pour conclure que les « Normes handicapées coutent 20 milliards d’euros »…

 Un parent qui s’interroge sur l’info.

 

11 février 2013

Pétition

Les lois de 2005 et La loi de février 2005

Depuis le 1er  janvier 2013, les dispositions légales qui exposaient à des poursuites, une amende voir de l’emprisonnement toute personne aidant des sans-papiers en France ont été abrogées. Il n’est plus illicite de secourir un émigré clandestin, tant que cela est sans contre partie. Tant mieux !

Il ne faut y voir que pure coïncidence mais cette loi datait comme celle, chère à toute personne en situation de handicap et à nous leurs parents de 2005.

Aucun lien direct entre les deux textes, mais force est de constater que par ses conséquences la loi de février 2005 dite loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap, peut elle aussi à sa façon et par ses carences mettre des personnes en situation de handicap dans l’irrégularité ou encore les conduire au tribunal des prudhommes.

Trop d’éléments sont susceptibles de conduire à des irrégularités :

  • La PCH qui ne permet pas une vraie rémunération des emplois à domicile
  • Les disparités territoriales sont criantes
  • L’accès à certains soins infirmiers ponctuels et imprévisibles n’est pas facilité
  • Le ménage, la préparation des repas sont exclus de la couverture PCH
  • La profession « Assistant(e) de vie » n’est pas valorisée

Pour dénoncer cette situation,

La Coordination Handicap et Autonomie - Vie autonome France (CHA) a lancé une pétition qui circule actuellement sur le Net sous le titre «POUR QUE LES PERSONNES HANDICAPÉES NE SOIENT PLUS FORCÉES D'ÊTRE DANS L'ILLÉGALITÉ !» 

Pour en savoir davantage cliquez sur le lien ci après : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=CHA