17 mai 2013

AAH

L’AAH

Un point sur les aides (suite)

Si vous êtes parents d’un enfant handicapé et que celui-ci va bientôt avoir 20 ans, il va peut-être demander l’allocation aux adultes handicapés.

Cette allocation aux adultes handicapés (AAH) est destinée à garantir un minimum de ressources aux personnes handicapées âgées de plus de 20 ans (16 sous certaines conditions).

La personne doit résider régulièrement en France et peut solliciter l’AAH à la condition que lui soit reconnue :

  • soit une incapacité permanente d’au moins 80%,
  • soit une incapacité entre 50% et 79% et que compte tenu du handicap, une restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi lui soit reconnue par la CDAPH.

Son versement est subsidiaire, son droit n'est ouvert que lorsque la personne handicapée ne peut prétendre à un avantage de vieillesse, d'invalidité ou d'une rente d'accident du travail d'un montant au moins égal à celui de l’AAH.

L'AAH est demandée par dépôt d’un dossier à la maison départementale des personnes handicapées MDPH du département de résidence.

Cette allocation peut être complétée par le complément de ressources ou la majoration pour vie autonome ayant pour objet d'aider financièrement les personnes handicapées qui ne travaillent pas et qui vivent en logement indépendant, qu'elles soient propriétaires, locataires ou hébergées dans un logement mis à leur disposition par un tiers.

Elle ne donne pas lieu à récupération et n’est pas incompatible (pour partie) avec un emploi rémunéré.

Si vous souhaitez des informations supplémentaires sur les conditions d’attribution, les modalités d’attribution, savoir par qui est versé l’allocation, ou dans quels cas l’allocation peut être réduite, quand le droit prend-il fin, quel est son montant, ce qu’il se passe en cas d’indu ou connaitre les voies de recours, connectez-vous sur notre site: http://vos-droits.apf.asso.fr/archive/2010/11/09/11-fiche...

11 mai 2013

AEEH

Revalorisation du 6 éme complément de l’AEEH

Le 11 avril dernier, nous avons publié ici un article concernant l’AEEH, cette allocation est revalorisée chaque 1er janvier. Pour cette année, son montant est fixé à 129,21€. Cette AEEH de base peut être associée à un des 6 compléments déterminé par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) en fonction :

  • des dépenses liées au handicap de l'enfant
  • de la réduction d'activité professionnelle des parents
  • du recours à une tierce personne rémunérée.

Les compléments ont été eux aussi reconsidérés au 1er janvier dernier, à l’exception du sixième qui traditionnellement n’est revu que le 1er avril. C’est chose faite et depuis, il est de 1.096,50 €  auxquels peut être ajouté une majoration pour parent isolé s'élevant à 432,06 € si le parent assume seul la charge de son enfant handicapé.

Mais, ne perdons pas de vue, que :

  • les parents peuvent choisir entre les compléments de l’AEEH et la prestation de compensation du handicap (PCH), en fonction des montants respectifs de ces prestations indiqués dans le plan personnalisé de compensation communiqué par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Mais aussi que :

  • Le cumul du complément d’AEEH avec certains éléments de la PCH reste possible (aides pour aménager le logement ou un véhicule ou pour compenser les surcoûts liés aux transports). Oui, la prestation de compensation du handicap peut se cumuler avec d'autres prestations sociales, relatives ou non au handicap, sous réserve de respecter certaines conditions.

Pour obtenir un complément d'information, il convient de se renseigner auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). La décision d'attribution de la PCH appartient à la CDAPH.

Le GNP/APF

29 avril 2013

Pôle emploi...COUPABLE!

Pôle emploi coupable de « discrimination par association » envers une mère d’enfant handicapé

Faut-il pleurer ? Faut-il en rire ? - Je n’ai pas le cœur à le dire …. (Jean Ferrat) Effectivement, que faut-il penser de cette condamnation ?  

Qui oserait penser, alors que l’on parle communément d’inclusion qu’une maman ait pu se voir refuser  le statut de demandeuse d’emploi parce que ses deux enfants autistes ne lui laissaient pas la disponibilité nécessaire pour répondre positivement à une éventuelle offre d’emploi ? C’est pourtant bien ce qui s’est passé pour cette maman, la privant ainsi de toute indemnité. Quelle honte !

Mais la maman a saisi de l’affaire le défenseur des droits et 2 ans après son rejet, elle a enfin été entendue : « Le refus d'inscription sur la liste des demandeurs d'emploi  qui lui a été opposé peut être considéré comme constitutif d'une discrimination par association, fondée sur le handicap de ses enfants". Pôle emploi est aujourd’hui sommé de procéder à son inscription rétroactive et à l'indemniser pour le préjudice moral à hauteur de 3.000 euros.

Même s’il ne s’agit que d’une piètre consolation, voyons là une avancée face à la discrimination envers nos enfants et leur famille.

Faut-il pleurer ? Faut-il en rire ? Appliquons nous surtout à y voir un exemple pour éviter que cela se reproduise.

Néanmoins, il ne s’agit là que d’une victoire individuelle, et trop de situations sont passées sous silence. Organismes de tout poil, privés ou publics, nous avons là la preuve que vos avis ne sont plus incontestables, la famille et le handicap sont à respecter !

Parents d’enfants en situation de handicap n’hésitez plus à faire entendre haut et fort ce que l’on vous oppose à voix basse et parfois à tort.

N’hésitez pas à solliciter le défenseur des droits, soit directement en la personne de Dominique Baudis par le biais d’une saisine sur Internet (formulaire sur https://formulaire.defenseurdesdroits.fr/defenseur/code/a... ; soit en rencontrant un de ses 450 délégué sur le territoire que vous pouvez localiser grâce au lien suivant : contacter-votre-delegue/trouver-votre-delegue

Le défenseur des droits est une instance que nous ne devons pas nous priver d’interpeler quand nos droits et ceux de nos enfants ne sont pas respectés.