25 mai 2014

A propos du don de jours de repos ...

Information publié le 13.05.2014 par la Direction de l'information légale et administrative

La loi permettant le don de jours de repos à un parent d’un enfant gravement malade a été publiée au Journal officiel du samedi 10 mai 2014.

Les salariés peuvent renoncer anonymement et sans contrepartie à un certain nombre de leurs jours de repos non pris, affectés ou non sur un compte épargne temps, au bénéfice de salariés ayant à leur charge un enfant de moins de vingt ans gravement malade (maladie, handicap ou accident d’une particulière gravité rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants attestés par un certificat médical détaillé établi par le médecin suivant l’enfant). Attention, seuls les jours au-delà du 24e jour de congé annuel peuvent être cédés. Les salariés obtenant par ce biais un ou plusieurs jours bénéficient alors du maintien de leur rémunération pendant leur période d’absence. Cette période d’absence est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits que les salariés tiennent de leur ancienneté. Les salariés conservent le bénéfice de tous les avantages acquis avant le début de la période d’absence. Cette loi concerne à la fois les salariés du secteur privé (sous réserve de l’accord de l’employeur) et ceux du secteur public (sous réserve de la publication d’un décret en Conseil d’État qui doit déterminer les conditions d’application de cette mesure).

Mais tout sera-t-il si rose ? - Dans le prochain billet le GNP/APF ouvrira le débat

10 mai 2014

Touchez pas aux aidants familiaux ! Suite

 

La semaine dernière nous avons publié la lettre d'un papa qui s'attache à défendre le terme d'aidant familial .Voici aujourd'hui notre point de vue :

Actuellement, la définition retenue dans le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement est la suivante : « Est considéré comme proche aidant d’une personne âgée, son conjoint, le partenaire avec qui elle a conclu un pacte civil de solidarité ou son concubin, un parent, un allié ou une personne résidant avec elle ou entretenant avec elle des liens étroits et stables, qui lui vient en aide de manière régulière à titre non professionnel pour accomplir tout ou partie des actes de la vie quotidienne ». 

Nous notons avec satisfaction la volonté du gouvernement de définir les aidants. Pour autant, nous nous interrogeons sur l’utilisation du terme « proche aidant » au détriment du terme « aidant familial ».  En effet, nous savons que 80% des aidants sont issus de la famille. S’agissant de l’intensité de l’aide apportée, ce sont encore les familles les plus investies auprès des personnes en perte d’autonomie. Sans compter, les obligations prévues par le code civil entre les membres d’une même famille (obligation alimentaire, devoirs d’éducation…) qui sont tout à fait inexistants entre voisins ou amis.  

Nous souhaitons que le terme  « aidant familial » soit réintroduit dans la définition. D’ailleurs, le CIAFF (collectif inter associatif des aidants familiaux) dont nous sommes partie prenante en a fait la requête lors d’une réunion avec Mme Delaunay.  

Autre regret : L’aide prise en compte dans cette définition est limitée aux actes de la vie quotidienne et non aux activités : ce qui signifie que toutes les tâches de surveillance, de coordination des acteurs professionnels, d’aide aux démarches administratives, de participation à la vie sociale ne sont pas prises en compte.

Le GNP/APF : (Groupe National des Parents de l'APF)

 

N’oubliez pas !!!

Inscription à l’école maternelle

Les inscriptions à l’école maternelle pour septembre 2014 s’effectuent d’abord en mairie. L’enfant doit être inscrit au plus tard au mois de juin précédant la rentrée scolaire.

 

 

30 avril 2014

Touchez pas aux aidants familiaux !

Madame, Monsieur, Amis lecteurs habitués de ce blog,

Pendant bien longtemps je n’ai connu comme aidants familiaux que ceux que l’on rencontre dans le monde agricole : C’est à dire les membres de la famille, souvent le fils ou la fille, qui contribuent aux travaux de l’exploitation sans avoir le statut de salarié.

L’irruption du handicap au sein ma famille m’a fait découvrir qu’il existait une autre forme d’aidant familial : Celui que l’on devient par la force des choses et parfois malgré soi.

Aujourd’hui en lisant que des « rencontres scientifiques » organisées sous l’égide de la CNSA les 5 et 6 novembre prochains auront pour thème : « Être proche aidant aujourd'hui » ; je suis quelque peu contrarié et je veux le faire savoir. Pourquoi dans cet intitulé, comme dans la présentation du sujet ne pas parler des aidants familiaux. Le mot famille, lorsqu’il s’agit d’aider une personne à l’autonomie réduite, aurait-il disparu du vocabulaire ?

Pourtant, que je sache, les personnes handicapées, quelles soient enfants, jeunes, adultes ou vieillissantes ont pour la plupart, une famille qui doit être reconnue, écoutée et respectée par les professionnels du soin comme par la société en général.

Que l’on parle à l’occasion et dans des cas précis : d’aidant proche, de proche aidant, d’aidant naturel, d’aidant informel ou encore d’aidant principal je veux bien mais au moins que ce ne soit pas au détriment de la reconnaissance de l’aidant familial.

En toutes circonstances, une mère, un père, un frère ou une sœur sont bien plus que des proches, et bien plus peut-être quand il s’agit d’accompagner un enfant en situation de handicap tout en veillant à l’articulation entre « son » projet et les contraintes de son environnement.

Un papa