• Financer un second fauteuil pour l'école ?

    dossierfauteuilroulantA3NGOF08.pngComme nous ne sommes pas en mesure de répondre précisément à la demande d’une maman, nous vous soumettons, comme nous l’avons fait à la maman, nos hypothèses pour aider à la résolution du problème. Si vous avez eu connaissance de ce genre de situation et de son aboutissement n’hésitez pas à nous en faire part, nous le publierons ici, après en avoir fait part à la maman.

    Le collège où étudie son fils de 14 ans en situation de handicap, lui demande d'acheter un fauteuil avec appui tête pour la mise aux toilettes afin de sécuriser le transfert. La question est : qui doit financer ? - La famille a déjà du matériel à la maison et ne veut pas acheter un deuxième fauteuil faute de remboursement CPAM. De plus est-ce à eux d’équiper le collège ? Qui pourrait donc les aider ?

    Ne serait-ce pas au collège de financer ? – La famille peut toujours tenter une demande, arguant qu’il s’agit d’un équipement pour permettre la mise aux toilettes pouvant servir à l'ensemble des "jeunes" accueillis en situation de handicap et non à un jeune en particulier. Dans le cas présent, ce n’est pas du matériel pédagogique et donc cela ne relève pas de l’éducation nationale, mais des obligations du Conseil départemental en matière d’équipement et de mobilier. Le Conseil départemental posera probablement la question de savoir si c’est un équipement spécifique lié à la personne ou si cela peut réellement être utilisé par d’autres jeunes comme c’est le cas pour un lève-personne. Selon la réponse, et son interprétation, il y a un risque de rejet. Dans ce cas, il faudra tenter une démarche auprès de la MDPH dans la cadre du volet aides techniques de la PCH.

    Cette proposition n’offrant aucune garantie de succès on peut penser au CCAS de la commune ou à la Sécurité sociale qui peut constituer une piste intéressante. Il semblerait que certaines caisses aient consenti des financements pour des équipements spécifiques.

    A défaut de réponse intéressante, il n’est pas interdit d’envisager une location pour la durée de la scolarité. Ce qui aurait le mérite de ne pas créer de difficultés lors du renouvellement du fauteuil de la maison, mais encore faut-il savoir qui financerait la location.

    Il reste encore une éventuelle tentative vers les mutuelles et caisses de retraite qui avec leurs commissions d'actions sociales peuvent parfois contribuer pour tout ou partie au financement. 

    Quoiqu’il en soit cette demande dont nous n’avons malheureusement pas tous les éléments est un excellent cas d’école pour nourrir une revendication dont un résultat positif serait bénéfique au plus grand nombre.

    Nous vous tiendrons au courant …

     

    Notez enfin que c’est délibérément que nous n’avons pas évoqué un appel à la générosité publique : dons, tombola, spectacle … Car si elle permet grâce à des donateurs qu’il y a lieu de remercier ici, de régler des cas particuliers elle ne fait pas avancer la cause commune dégageant par ailleurs les financeurs publics d’éventuelles contributions.

  • Handicap et précarité

    "Trop d’impôt tue l’impôt ». C’est à un conseiller économique de l’ancien président américain Ronald Reagan, que l’on doit ces propos que nous pourrions nous approprier après les avoir très naïvement adaptés.

    Trop de journées nationales, mondiales, européennes ou internationales ne tuerait t’il pas l’efficacité attendue de ces journées ?

    precaritejpg7dcc-70c1a.jpgLe 17 octobre dernier était la Journée mondiale du refus de la misère, l’avez-vous remarqué ? Si oui : bravo, si non vous faites certainement partie d’une large majorité.

    Heureusement notre association APF France Handicap s’en est ému et a réagi dans la foulée du slogan de cette journée : « S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés. »

    Au GNP, avec l’APF France handicap nous proclamons que les personnes en situation de handicap ne doivent pas faire les frais de mesures économiques et budgétaires trop souvent injustes.

    Nous demandons aux gouvernants un engagement ambitieux afin que toutes les personnes en situation de handicap puissent vivre dignement et nous attendons du gouvernement qu’il s’engage véritablement pour lutter contre la précarité des personnes en situation de handicap avec comme objectif : zéro personne en situation de handicap sous le seuil de pauvreté !

    Toutes les personnes en situation de handicap dont nos enfants adultes de demain doivent pouvoir vivre dignement.

    Pour les plus âgés d’entre eux l’augmentation  annoncée de l’AAH à 900€ mensuels fin 2019 est une bonne nouvelle, malheureusement elle ne concernera pas l’ensemble des bénéficiaires et d’autres dispositions risquent de neutraliser cette revalorisation. 

  • Les sigles du handicap

    Le langage courant présente nos enfants handicapés comme des PSH.glossaire-2-300x222.jpg

    Ils peuvent très bien être en EEAP ou scolarisés en milieu ordinaires, bénéficiant peut être d’un AVS ou d’un AESH, AESHco CO, AESHi ou AESHm.

    Si le temps de sa scolarité est révolu vous en avez terminé l’AEEH et il perçoit maintenant l’AAH.

    Peut-être ira-t-il dans un ESAT, une EA ou une EI à moins qu’il puisse travailler en milieu ordinaire avec la RQTH. Dans ce dernier cas, il sera tenu chaque trimestre d’effectuer sa DTR.

    Que nous ayons connu l’IEM, l’IME ou l’IMP, parents nous sommes habitués des MDPH et des CDAPH, puisqu’il s’agit pour nous d’un passage obligé, ne serait ce que pour la PCH éventuellement assortie de l’aide d’un  SAVS, bien appréciable. 

    J’ignore si le GNP-APF France Handicap daignera publier ces quelques lignes qui n’ont ni queue ni tête et sont probablement incompréhensibles pour le commun des mortels. Mais j’aimerais qu’au nom d’un grand nombre d’entre nous, il remercie haut et fort l’INSHEA qui vient de publier un glossaire de sigles sur le handicap  et les besoins éducatifs particuliers (BEP).

    Pour y voir plus clair, faites comme moi, suivez le lien : Pdf, 6 pages. Il ne s’agit pas là d’une première puisque ce genre de mémo existait déjà, par exemple : https://glossaire.handicap.fr, mais il méritait quand même d’être signalé.

    Notez au passage que j’aurais très bien pu me lancer dans une diatribe contre tous ces sigles qui nous inondent au point de nous noyer. Je ne l’ai pas fait, dommage car là j’aurais mérité mon pseudo de : Papa ras le bol