• Handicap et cantine délocalisée

    Que faire quand la cantine coute plus cher ?

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    Une maman nous a récemment écrit à propos de sa fille en classe primaire, scolarisée en ULIS* (Unité localisée pour l’inclusion scolaire).

    Sa commune de résidence n’offrant pas un mode de scolarisation adapté, la fillette doit aller en classe de type ULIS dans une commune voisine. Il ne semble pas y avoir de problème relationnel ou éducatif mais le tarif de la cantine scolaire n’est pas le même que celui pratiqué pour les enfants domiciliés dans la commune d’accueil : 4,65€ de plus par repas, soit plus du double que le tarif local. Cette situation peut s’expliquer par la participation de la commune au prix du repas pour les résidents qui payent leurs impôts locaux. Mais, est-ce bien normal ?

    Pour palier ce désagrément, on peut très bien :

    • imaginer une hypothétique prise en charge par la PCH dans le cadre des aides spécifiques,
    • solliciter la commune de résidence pour qu’elle verse à la commune d’accueil la participation qui serait à sa charge si l’enfant mangeait sur place,
    • saisir le défenseur des droits** car existe des recommandations claires en la matière : « Vu que les parents n'ont pas le choix de l'Ulis, la commune est incitée à appliquer le tarif des résidents de la commune ». Généralement un courrier à l'élu en charge de la vie scolaire avec une référence à la recommandation du défenseur suffit à régler le problème.

    Dans tous les cas et si vous êtes dans cette situation dites nous comment vous avez résolu ou tenté de résoudre le problème. Nous serons heureux de faire partager à nos lecteurs la réponse que vous avez pu apporter ou pas

    *Les unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS), des ... - Eduscol

     **Saisir le Défenseur des droits

  • Les Aidants familiaux face à la hausse de la CSG

    Aidant familial : Un statut bien fragile…

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    En principe, la diminution ou la disparition des cotisations d’assurance chômage compensée pour les finances publiques par une hausse de 1,7% de la CSG au premier janvier prochain devrait permettre une augmentation du pouvoir d’achat des salariés estimée par certains à près de 1,5%.

    Mais cette réforme avantageuse pour un large public ne fait pas l’unanimité auprès des retraités et ils ne sont pas les seuls. En effet tous ceux qui ne payent pas à ce jour de cotisations sociales, mais sont assujettis à la CSG ne bénéficieront d’aucune compensation, et parmi eux les aidants familiaux qui perçoivent un dédommagement financé par la PCH de la personne handicapée. L’augmentation de la CSG va diminuer leurs revenus sans leur offrir la moindre compensation, même si certains détracteurs avancent comme contrepartie la disparition de la taxe d’habitation ; une mesure notons le qui ne leur est pas spécifique et n’a rien à voir avec la CSG.

    En conclusion, puisque le taux de la CSG va passer de 8,2 à 9,9 %, l’heure d'aide humaine de base sera rémunérée à  3,36€ nets avant impôt sur le revenu et non plus à 3,42€.

    A noter que la revue FAIRE FACE (APF) a consacré un article à ce sujet : Les aidants pénalisés par la hausse de la CSG - Faire Face - Toute l où elle conclut :  « Cette mesure conforte la revendication d’une défiscalisation du dédommagement que nous portons »

  • A propos d'un article sur le rapport de l'OCDE "regard sur la scolarisation 2017"

    Auteur de quelques courriers que le GNP/APF a bien voulu reprendre sur ce blog sous la signature de « Papa ras le bol », je me réjouirais s’il ne s’agissait pas de choses aussi graves que le transport scolaire adapté, qu’une maman ait décidé de vous écrire  à son tour sous le pseudo de « Maman colère ». Mais là n’est pas le fond de mon propos.

    Je viens de prendre connaissance grâce au lien cité à la fin de ce billet, d’un article de presse sur le rapport de L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulé « Regard sur la scolarisation 2017 » où il est écrit : Cinq choses à retenir du rapport annuel de l'OCDE sur l'éducation française :

    • La France, est le pays qui compte le moins de jours d'école par an en primaire : Les élèves français auraient en moyenne 864 heures de cours par an à l'école primaire.
    • Les dépenses annuelles des établissements scolaires pour un élève de primaire seraient inférieures de 15% à la moyenne des pays membres de l'organisation.
    • Le gouvernement va "dans le bon sens", sauf pour la semaine de quatre jours.
    • Les débouchés des filières professionnelles seraient plus limités en France. Le taux d'emploi des jeunes ayant suivi une filière professionnelle serait inférieur à la moyenne.
    • Le risque de dépression qui recule avec le niveau de formation : en France, la part de dépressifs s'élèverait à 12% parmi les personnes n'ayant pas le baccalauréat, contre 6% pour les diplômés de l'enseignement supérieur

    Faut-il applaudir ou s’en plaindre ? - A vous de décider. Mais en ce qui me concerne, je m’indigne de ne trouver dans cet article aucune allusion à la scolarité des enfants handicapés : Inclusion, accompagnement, formation des enseignants … Et même si dans le rapport de plus de 480 pages, que j’ai simplement feuilleté on parle à plusieurs reprises de « l’accès pour tous à une éducation de qualité », je pense qu’un sixième point aurait pu être évoqué dans l’article : Qu’en est-il de la scolarisation de nos enfants en situation de handicap ? – Force est de constater, qu’encore une fois, ils sont oubliés

    Pour accéder à l'article:

    http://www.francetvinfo.fr/societe/education/refondation-de-l-ecole/depenses-par-eleve-rythmes-scolaires-cinq-choses-a-retenir-du-rapport-annuel-de-l-ocde-sur-l-education-francaise_2369389.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20170913-[lestitres-coldroite/titre7