Droits des familles - Page 2

  • Le revenu des parents ne doit pas impacter l'AAH

    Attention !!! Dernier délai pour s'inscrire à nos journées nationales de parents (JNP) les 1,2 et 3 février à Strasbourg. Voir les modalités à droite de cet écran.

    Il semblerait que des familles qui comptent dans leur foyer fiscal un enfant adulte en situation de handicap, bénéficiaire de l’AAH aient reçu de leur CAF un courrier leur demandant de préciser la nature et les montants des revenus perçus non seulement par la personne en situation de handicap mais aussi, et c’est là que le bas blesse ceux reçus par eux-mêmes les parents. Il s’agit notamment des revenus de capitaux mobiliers, plus-values, revenus fonciers …

    deduction-aah-interets-8286.jpgSelon les informations en notre possession, la requête est abusive car il n'est pas prévu de tenir compte pour le calcul de l’AAH des revenus des parents, que le bénéficiaire vive ou non sous le toit parental.

    En principe, ne sont prises en compte dans le calcul de l’AAH que les ressources du bénéficiaire et celles de son éventuel conjoint, concubin ou partenaire de PACS. De plus, et il n’est pas nécessaire que l’enfant de plus de 20 ans se désolidarise du foyer fiscal parental pour toucher l’AAH, même si sur d’autres points cela peut présenter un réel intérêt. »

    Tout le monde n’est peut-être pas concerné, mais selon nos informations l’UNAFAM (Union nationale des amis et personnes malades et/ou handicapées psychiques) aurait  adressé un courrier à ce sujet à la CNAF, avec copie à la CNSA, à l’attention de Mme Montchamp pour demander « que soient indiquées la base légale sur laquelle s’appuie ce recueil des revenus des parents et l’utilisation qui sera faite de ces éléments ». 

    En ce qui nous concerne nous avons eu écho début 2018 d’un cas où la CAF avait pris les revenus des parents pour les imputer à leur fille en matière d’AAH. Il s’agissait d’une erreur et malgré les difficultés tout est maintenant rentré dans l’ordre.

    En conclusion : ne généralisons rien, mais restons vigilants et si vous recevez ce genre de demande n’hésitez à nous avertir au plus tôt. Votre témoignage même rendu anonyme nous sera utile.

     

  • Handicap et permis de conduire

    Si malgré son handicap et s’il est en mesure de conduire votre fils ou votre fille envisage de franchir le pas qui le conduira à l’obtention du permis de conduire, vos craintes peuvent être justifiées mon son intention ne peut être que louée.

    Le parcours jusqu’au sésame n’est toutefois pas sans embûches.permis-mobilite-reduite-750x499.jpg

    • Il faudra d’abord qu’il remplisse un dossier auprès de la commission médicale du permis de conduire de la préfecture qui le convoquera à une visite médicale gratuite pour déterminer son aptitude à la conduite et les aménagements éventuellement nécessaires pour le véhicule.
    • Les épreuves de conduite et de code se dérouleront selon les modalités habituelles avec la possibilité comme pour la plupart des examens, d’aménagements et d’accompagnement.
    • Ensuite, un expert agréé vérifiera que, si besoin il y a, les aménagements du véhicule permettront de pallier le handicap.

    A noter enfin que si votre fils ou votre fille est sujet à des crises d’épilepsie, cette affection  figure parmi les problèmes de santé pouvant entraîner une incompatibilité à conduire. Toutefois, un texte ministériel du 20 novembre 2018 stipule qu'après une période de 5 ans sans crise, la délivrance du permis de conduire peut être envisagée après avis d’un médecin agréé.

    Et n'oubliez pas : 1-2 et 3 février, Journées Nationales des Parents à Strasbourg. Renseignez vous auprès de votre délégation APF ou de l'établissement- service qui accompagne votre enfant

  • Une enquète de satisfaction sur les MDPH

    Il n’y a pas grand risque d’erreur à supposer que parents d’enfants en situation de handicap vous savez tous ce qu’est la MDPH. On peut même penser que quel que soit le type de handicap et le niveau d’incapacité de votre enfant vous avez tous eu recours un jour ou l’autre à ses services.31339_782_Image1.jpg

    Faut –il le rappeler, les Maisons Départementales des Personnes Handicapées, crées en 2005 ont pour mission : l’accueil, l’information, l’accompagnement, le conseil des personnes en situation de handicap et de leurs proches, l’attribution des droits ainsi que la sensibilisation de tous les citoyens au handicap. C’est par elles que passent les demandes relatives aux prestations liées au handicap : prestation de compensation (PCH), allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), carte mobilité inclusion, notamment.


    Mais il faut savoir que au travers de la MDPH, c’est la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui prend les décisions relatives à l’ensemble des droits de la personne handicapée.

    A maintes reprises, nous avons évoqué les MDPH, plus souvent pour les blâmer que pour les louer. Étions-nous dans le vrai ? - Vos commentaires le laissent à penser mais pour qu’en retour nous en ayons le cœur net participez à l’enquête nationale de satisfaction des usagers des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) sous l’égide du Réseau des MDPH avec l’appui de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) .

    En quatre pages et moins d’une douzaine de clics le réseau des MDPH vous invite à donner votre avis sur la votre. Alors ne vous privez pas, suivez le lien : 

    Enquête de satisfaction des usagers de MDPH | CNSA

    ou encore : www.mamdph-monavis.fr (nouvelle fenêtre).